Un dernier lien pour un reportage sur Onéguine et Manuel Legris
http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,4401421,00-le-ballet-oneguine-arrive-a-l-opera-garnier-.html
dimanche 3 mai 2009
jeudi 30 avril 2009
Les coulisses du Palais Garnier : suite
4ème volet de la série de TF1 sur les coulisses du Palais Garnier :
http://tf1.lci.fr/infos/culture/0,,4399210,00-les-derniers-secrets-de-l-opera-reveles-.html
Au menu : Richard Wilk essaye son dernier costume ; Manuel Legris et Clairemarie Osta répètent un pas de deux pour Onéguine ; rencontre avec Brigitte Lefebvre, directrice de la danse et "gardienne de l'excellence".
http://tf1.lci.fr/infos/culture/0,,4399210,00-les-derniers-secrets-de-l-opera-reveles-.html
Au menu : Richard Wilk essaye son dernier costume ; Manuel Legris et Clairemarie Osta répètent un pas de deux pour Onéguine ; rencontre avec Brigitte Lefebvre, directrice de la danse et "gardienne de l'excellence".
Dépêche AFP sur les adieux de Manuel Legris
"Le danseur Manuel Legris: une étoile parisienne file à l'Opéra de Vienne Par Benoît FAUCHET
A 44 ans, l'étoile Manuel Legris s'apprête à quitter l'Opéra de Paris, mais n'en a pas fini avec la danse, la passion de sa vie: un prestigieux défi de directeur l'attend au Ballet du Staatsoper et du Volksoper de Vienne à partir de septembre 2010.
Le Ballet de l'Opéra de Paris fera entrer à son répertoire à partir de jeudi l'"Onéguine" de John Cranko, pour 17 représentations jusqu'au 20 mai dont cinq avec Manuel Legris dans le rôle-titre.
Il a choisi ce ballet en trois actes, qu'il a déjà dansé avec le Ballet de Stuttgart, pour faire le 15 mai ses "adieux officiels à la scène", point d'orgue dans la carrière d'une étoile.
Cette représentation sera précédée du traditionnel Défilé du Ballet, parade rassemblant les 154 danseurs de la compagnie et les 151 élèves de l'Ecole de danse, que Manuel Legris conclura en tant que "doyen" des étoiles masculines de la maison.
"Je trouvais bien que tout le monde soit autour de moi. Le Défilé peut paraître vieillot, mais pour nous c'est toujours un moment particulier", explique-t-il dans un entretien à l'AFP.
Une façon aussi de prendre congé de manière festive avec une maison qui "est un rêve" pour le danseur.
"J'ai dansé tellement de choses ici! On m'a fait rencontrer tant de chorégraphes, de professeurs... La sélection est difficile au départ, mais après on est dans le luxe. On a simplement à donner notre envie, notre disponibilité", dit Manuel Legris.
Le danseur aura passé près de trente ans au sein du Ballet, qu'il a intégré très jeune (en 1980, à 16 ans), après seulement quatre ans d'Ecole de danse.
Doté d'une technique exceptionnelle et d'une élégance de jeune premier, il échoue deux fois au concours de premier danseur, mais fait mieux: le 11 juillet 1986, à l'issue d'une prestation au Metropolitan Opera de New York dans "Raymonda", Rudolf Noureev le fait passer directement de sujet à étoile.
"Noureev a été une personnalité marquante pour ma génération. Ils nous a donné le sens du métier, nous a fait faire le pas nécessaire pour être étoile. Il nous a vraiment forgés", souligne Manuel Legris, qui ajoutera à son répertoire de nombreux ballets classiques remontés par le maître russe ("Don Quichotte", "Casse-Noisette", "Cendrillon").
Très à l'aise dans le néoclassicisme d'un John Neumeier, d'un Jiri Kylian ou d'un Mats Ek, le danseur peut aussi exceller dans une pièce contemporaine de Trisha Brown.
En janvier dernier, le futur directeur général de l'Opéra de Vienne Dominique Meyer, qui l'a côtoyé à Paris, le nomme à la tête du ballet commun aux Staatsoper (Opéra d'Etat) et Volksoper (Opéra populaire) de la capitale autrichienne.
"Brigitte Lefèvre (directrice de la danse à l'Opéra de Paris, NDLR) m'avait proposé un poste de maître de ballet. Mais on a parfois besoin de faire un break", dit-il pour expliquer son choix.
Le défi l'intéresse: redonner à cette compagnie de 110 danseurs "une identité un peu perdue", avec des tournées, une classe d'étoiles et un répertoire plus ouvert, notamment sur les grands chorégraphes occidentaux. "Aucun ballet de Jerome Robbins n'a été monté là-bas", s'étonne Manuel Legris.
Et qu'adviendra-t-il de l'interprète? "Je sais que c'est la fin du danseur classique", dit-il. Mais dans d'autres répertoires, l'étoile a de quoi faire dans les mois et années à venir: au Japon, en Espagne, en Italie, et probablement comme invité à l'Opéra de Paris."
A 44 ans, l'étoile Manuel Legris s'apprête à quitter l'Opéra de Paris, mais n'en a pas fini avec la danse, la passion de sa vie: un prestigieux défi de directeur l'attend au Ballet du Staatsoper et du Volksoper de Vienne à partir de septembre 2010.
Le Ballet de l'Opéra de Paris fera entrer à son répertoire à partir de jeudi l'"Onéguine" de John Cranko, pour 17 représentations jusqu'au 20 mai dont cinq avec Manuel Legris dans le rôle-titre.
Il a choisi ce ballet en trois actes, qu'il a déjà dansé avec le Ballet de Stuttgart, pour faire le 15 mai ses "adieux officiels à la scène", point d'orgue dans la carrière d'une étoile.
Cette représentation sera précédée du traditionnel Défilé du Ballet, parade rassemblant les 154 danseurs de la compagnie et les 151 élèves de l'Ecole de danse, que Manuel Legris conclura en tant que "doyen" des étoiles masculines de la maison.
"Je trouvais bien que tout le monde soit autour de moi. Le Défilé peut paraître vieillot, mais pour nous c'est toujours un moment particulier", explique-t-il dans un entretien à l'AFP.
Une façon aussi de prendre congé de manière festive avec une maison qui "est un rêve" pour le danseur.
"J'ai dansé tellement de choses ici! On m'a fait rencontrer tant de chorégraphes, de professeurs... La sélection est difficile au départ, mais après on est dans le luxe. On a simplement à donner notre envie, notre disponibilité", dit Manuel Legris.
Le danseur aura passé près de trente ans au sein du Ballet, qu'il a intégré très jeune (en 1980, à 16 ans), après seulement quatre ans d'Ecole de danse.
Doté d'une technique exceptionnelle et d'une élégance de jeune premier, il échoue deux fois au concours de premier danseur, mais fait mieux: le 11 juillet 1986, à l'issue d'une prestation au Metropolitan Opera de New York dans "Raymonda", Rudolf Noureev le fait passer directement de sujet à étoile.
"Noureev a été une personnalité marquante pour ma génération. Ils nous a donné le sens du métier, nous a fait faire le pas nécessaire pour être étoile. Il nous a vraiment forgés", souligne Manuel Legris, qui ajoutera à son répertoire de nombreux ballets classiques remontés par le maître russe ("Don Quichotte", "Casse-Noisette", "Cendrillon").
Très à l'aise dans le néoclassicisme d'un John Neumeier, d'un Jiri Kylian ou d'un Mats Ek, le danseur peut aussi exceller dans une pièce contemporaine de Trisha Brown.
En janvier dernier, le futur directeur général de l'Opéra de Vienne Dominique Meyer, qui l'a côtoyé à Paris, le nomme à la tête du ballet commun aux Staatsoper (Opéra d'Etat) et Volksoper (Opéra populaire) de la capitale autrichienne.
"Brigitte Lefèvre (directrice de la danse à l'Opéra de Paris, NDLR) m'avait proposé un poste de maître de ballet. Mais on a parfois besoin de faire un break", dit-il pour expliquer son choix.
Le défi l'intéresse: redonner à cette compagnie de 110 danseurs "une identité un peu perdue", avec des tournées, une classe d'étoiles et un répertoire plus ouvert, notamment sur les grands chorégraphes occidentaux. "Aucun ballet de Jerome Robbins n'a été monté là-bas", s'étonne Manuel Legris.
Et qu'adviendra-t-il de l'interprète? "Je sais que c'est la fin du danseur classique", dit-il. Mais dans d'autres répertoires, l'étoile a de quoi faire dans les mois et années à venir: au Japon, en Espagne, en Italie, et probablement comme invité à l'Opéra de Paris."
LCI : "Manuel Legris, une étoile qui file à Vienne"
Voici un lien pour une interview de presque de 10 minutes de Manuel Legris sur LCI. Décidément, jamais un danseur n'aura été autant invité dans les médias, mais personnellement je ne m'en lasse pas ! (après tout, c'est bien le "meilleur danseur du monde"...)
http://www.wat.tv/video/manuel-legris-etoile-qui-file-1fl77_1ezx5_.html
http://www.wat.tv/video/manuel-legris-etoile-qui-file-1fl77_1ezx5_.html
"Nonobstant", France Inter
Jeudi 30 avril à 17 sur France Inter, Yves Calvi reçoit Manuel Legris dans son émission Nonobstant.
Rigueur et passion à l'Opéra Garnier
2ème épisode : http://videos.tf1.fr/jt-13h/les-mysteres-de-l-opera-garnier-4395199.html
Entre autres : petite visite sur les toits de l'Opéra et dans le lac ; où l'on voit Manuel Legris en train de coacher un danseur pour le programme Jeune Danseur ; une marée de tutus part en Australie, ...
3ème épisode : http://videos.tf1.fr/jt-13h/rigueur-et-passion-a-l-opera-garnier-la-passion-4396196.html
Où l'on assiste à la classe du ballet (cours donné par Jean-Guillaume Bart) ; Dorothée Gilbert en train d'essayer son costume pour Onéguine ; la même Dorothée Gilbert nous fait découvrir sa loge d'Etoile,...
Entre autres : petite visite sur les toits de l'Opéra et dans le lac ; où l'on voit Manuel Legris en train de coacher un danseur pour le programme Jeune Danseur ; une marée de tutus part en Australie, ...
3ème épisode : http://videos.tf1.fr/jt-13h/rigueur-et-passion-a-l-opera-garnier-la-passion-4396196.html
Où l'on assiste à la classe du ballet (cours donné par Jean-Guillaume Bart) ; Dorothée Gilbert en train d'essayer son costume pour Onéguine ; la même Dorothée Gilbert nous fait découvrir sa loge d'Etoile,...
lundi 27 avril 2009
Le Palais Garnier, côté cour/côté jardin


Le JT de 13H de TF1 nous propose cette semaine de découvrir les coulisses du Palais Garnier, ses dédales, ses personnages, ses métiers multiples. Sous la coupole d'un studio de danse, sur le plateau, dans ses couloirs de marbre, au pied du grand escalier, ou dans les secrets de l'atelier de couture, au détour d'une répétition ou sur les pas d'une danseuse.....
Pour voir le premier épisode : http://videos.tf1.fr/jt-13h/dans-les-coulisses-de-l-opera-garnier-4393754.html
samedi 25 avril 2009
"Les adieux de Manuel Legris, meilleur danseur du monde"......et pour une fois ce n'est pas moi qui le dit, mais Ariane Bavelier, du Figaro.
Voir l'article : http://www.lefigaro.fr/culture/2009/04/23/03004-20090423ARTFIG00349-les-adieux-de-manuel-legris-meilleur-danseur-du-monde-.php
Voir l'article : http://www.lefigaro.fr/culture/2009/04/23/03004-20090423ARTFIG00349-les-adieux-de-manuel-legris-meilleur-danseur-du-monde-.php
Magnifique rencontre avec Manuel Legris


Lundi 20 avril 2009. Il est 18H45, salon Florence Gould au Palais Garnier, et les habitués de l’AROP discutent. Une fois de plus les voilà réunis pour partager un moment de danse. Pourtant ce soir, une émotion particulière parcourt la salle. Un mélange d’excitation presque enfantine à l’idée de Le revoir, un immense plaisir et un étrange sentiment, celui d’une dernière fois. Hommes, femmes, retraités ou jeunes filles, il n’y a pas d’âge pour admirer quelqu’un.
19h. Il entre, sous des applaudissements nourris, de sa démarche si reconnaissable. Jean, chemise blanche, veste noire, on ne dirait pas qu’il sort de plusieurs heures de répétition. Le sourire presque gêné de quelqu’un qui n’aime pas trop se dévoiler en public, lui qui pourtant chaque soir est sous les feux de la rampe.
Des danseurs, des chorégraphes, ils en ont vu (certains ont même rencontré La Callas, « Maria »). Pourtant, Manuel Legris restera pour eux au-dessus de tous les autres. Une admiration qu’il ne comprend pas toujours : « parfois tous ces gens qui me répètent à quel point je vais leur manquer, c’est un peu lourd à porter, dit-il. Ils me mettent la pression, alors que je suis très serein. Le 15 mai, ce sera une fête ». Peu importe, c’est vrai qu’il va nous manquer, ils s’abstiendront juste désormais de le lui répéter à tout bout de champ. Car la date fatidique approche en effet.
Le 15 mai, Manuel Legris fera ses adieux, « officiels » comme il aime le rappeler, à la scène dans Onéguine, grand ballet classique qu’il affectionne tout particulièrement. La soirée sera d’aileurs ouverte par le grand défilé du Corps de Ballet, image hautement symbolique de la compagnie au grand complet rendant hommage à l’un de ses danseurs emblématiques.
Tant d’images viennent en tête quand on pense à Manuel Legris. Celle d’un jeune homme talentueux nommé à 20 ans par Rudolf Noureev, alors qu’il n’était que sujet. Tous ses rôles, qu’ils soient classiques – le danseur romantique par excellence – ou contemporains, lui qui a travaillé avec tant de chorégraphes. « J’ai eu énormément de chance d’avoir pu les rencontrer et j’ai su la saisir », explique-t-il. Kenneth McMillan, John Neumeier, Trisha Brown, Mats Ek et bien d’autres encore. Dans l’assistance, chacun se remémore ses souvenirs personnels, qui un Lac des Cygnes, qui l’Onéguine de samedi soir. Pour ma part, ma deuxième rencontre avec l’Opéra, décembre 1999 à la Bastille, dans la Belle au bois dormant. Il a depuis accompagné dix ans de ma vie ; Albrecht, Joyaux, Roméo bien sûr, Armand Duval, ou encore Basilio un certain 20 avril sur la scène de la Bastille.
Alors à tous ces passionnés qui vont tant le regretter, il explique son choix. « Je préfère m’arrêter sur un grand ballet, dit-il, tant que je peux encore danser trois actes de suite et entendre « vous allez nous manquer », plutôt que « oh non il est encore là ». Je ne veux surtout pas faire le ballet de trop ». Toujours humble, mais sans fausse modestie, il est aussi noble que tous ces grands personnages qu’il a interprétés. Il n’exprime donc aucun regret, juste un bonheur et une chance incroyables quand il évoque ces années à l’Opéra et un appétit dévorant pour les aventures qui l’attendent.
En effet, destination Vienne, où il va reprendre à partir de septembre 2010 le poste de directeur de la danse du Staatsoper. Un tout nouveau rôle qu’il qualifie de « challenge ». « Je dois monter une programmation et je suis en train de découvrir que c’est un vrai casse-tête, dit-il. Pour le moment je dois recommencer tout ce que j’avais prévu car rien ne va ! ». Pas si facile donc de passer de l’autre côté de la coulisse, mais il parait ravi et serein à l’approche de cette nouvelle étape. Diriger une compagnie lui semblait tout naturel, lui qui aime tant transmettre aux autres son savoir (comme il l’a déjà fait avec son groupe « Manuel Legris et ses étoiles » par exemple).
Dansera-t-il encore après le 15 mai ? La question lui est posée, mais il préfère ne rien promettre. Alors pour ceux qui voudront continuer à le suivre, rendez-vous le 13 septembre 2010 à Vienne pour sa prise de fonction – vraisemblablement avec Onéguine d’ailleurs.
19h. Il entre, sous des applaudissements nourris, de sa démarche si reconnaissable. Jean, chemise blanche, veste noire, on ne dirait pas qu’il sort de plusieurs heures de répétition. Le sourire presque gêné de quelqu’un qui n’aime pas trop se dévoiler en public, lui qui pourtant chaque soir est sous les feux de la rampe.
Des danseurs, des chorégraphes, ils en ont vu (certains ont même rencontré La Callas, « Maria »). Pourtant, Manuel Legris restera pour eux au-dessus de tous les autres. Une admiration qu’il ne comprend pas toujours : « parfois tous ces gens qui me répètent à quel point je vais leur manquer, c’est un peu lourd à porter, dit-il. Ils me mettent la pression, alors que je suis très serein. Le 15 mai, ce sera une fête ». Peu importe, c’est vrai qu’il va nous manquer, ils s’abstiendront juste désormais de le lui répéter à tout bout de champ. Car la date fatidique approche en effet.
Le 15 mai, Manuel Legris fera ses adieux, « officiels » comme il aime le rappeler, à la scène dans Onéguine, grand ballet classique qu’il affectionne tout particulièrement. La soirée sera d’aileurs ouverte par le grand défilé du Corps de Ballet, image hautement symbolique de la compagnie au grand complet rendant hommage à l’un de ses danseurs emblématiques.
Tant d’images viennent en tête quand on pense à Manuel Legris. Celle d’un jeune homme talentueux nommé à 20 ans par Rudolf Noureev, alors qu’il n’était que sujet. Tous ses rôles, qu’ils soient classiques – le danseur romantique par excellence – ou contemporains, lui qui a travaillé avec tant de chorégraphes. « J’ai eu énormément de chance d’avoir pu les rencontrer et j’ai su la saisir », explique-t-il. Kenneth McMillan, John Neumeier, Trisha Brown, Mats Ek et bien d’autres encore. Dans l’assistance, chacun se remémore ses souvenirs personnels, qui un Lac des Cygnes, qui l’Onéguine de samedi soir. Pour ma part, ma deuxième rencontre avec l’Opéra, décembre 1999 à la Bastille, dans la Belle au bois dormant. Il a depuis accompagné dix ans de ma vie ; Albrecht, Joyaux, Roméo bien sûr, Armand Duval, ou encore Basilio un certain 20 avril sur la scène de la Bastille.
Alors à tous ces passionnés qui vont tant le regretter, il explique son choix. « Je préfère m’arrêter sur un grand ballet, dit-il, tant que je peux encore danser trois actes de suite et entendre « vous allez nous manquer », plutôt que « oh non il est encore là ». Je ne veux surtout pas faire le ballet de trop ». Toujours humble, mais sans fausse modestie, il est aussi noble que tous ces grands personnages qu’il a interprétés. Il n’exprime donc aucun regret, juste un bonheur et une chance incroyables quand il évoque ces années à l’Opéra et un appétit dévorant pour les aventures qui l’attendent.
En effet, destination Vienne, où il va reprendre à partir de septembre 2010 le poste de directeur de la danse du Staatsoper. Un tout nouveau rôle qu’il qualifie de « challenge ». « Je dois monter une programmation et je suis en train de découvrir que c’est un vrai casse-tête, dit-il. Pour le moment je dois recommencer tout ce que j’avais prévu car rien ne va ! ». Pas si facile donc de passer de l’autre côté de la coulisse, mais il parait ravi et serein à l’approche de cette nouvelle étape. Diriger une compagnie lui semblait tout naturel, lui qui aime tant transmettre aux autres son savoir (comme il l’a déjà fait avec son groupe « Manuel Legris et ses étoiles » par exemple).
Dansera-t-il encore après le 15 mai ? La question lui est posée, mais il préfère ne rien promettre. Alors pour ceux qui voudront continuer à le suivre, rendez-vous le 13 septembre 2010 à Vienne pour sa prise de fonction – vraisemblablement avec Onéguine d’ailleurs.
Deux nouvelles Etoiles !

A l'issue de la première d'Onéguine le 16 avril 2009, Isabelle Ciaravola et Mathias Heymann (21 ans), premiers danseurs de l'Opéra de Paris, ont été nommés Etoiles par le directeur Gérard Mortier, dans les rôles de Tatiana et Lenski.
Petit récapitulatif des Etoiles : 9 femmes : Aurélie Dupont, Agnés Letestu, Clairemarie Osta, Delphine Moussin, Laetitia Pujol, Marie-Agnès Gillot, Dorothée Gilbert, Emilie Cozette, Isabelle Ciaravola.
et 9 hommes : Manuel Legris, Nicolas Leriche, Hervé Moreau, Wilfried Romoli, Benjamin Pech, Jérémy Bélingard, José Martinez, Mathieu Ganio, Mathias Heymann
Roméo et Juliette, histoire universelle d'un amour éternel....et l'un des plus beaux ballets
Roméo et Juliette, oui une histoire universelle et intemporelle, adaptée de nombreuses fois. West Side Story, un Roméo et Juliette moderne ; le film Roméo + Juliette de Baz Luhrmann avec Leonardo DiCaprio et Claire Danes ; ou encore la pièce d'Irina Brook Juliette et Roméo qui révèle l'extraordinaire modernité du texte de William Shakespeare. Plusieurs films donc, une comédie musicale, il fallait donc bien un ballet ! Et s'il est un genre au ballet, alors "Roméo et Juliette", c'est la tragédie. Plusieurs musiques pour chorégraphier l'histoire des deux amants de Vérone : Berlioz, Tchaikovski, mais surtout Prokoviev. Plusieurs chorégraphes s'y sont attelés, notamment Léonide Lavrovski, John Cranko, Kenneth McMillan, Béjart ou encore Angelin Prejlocaj. Et, bien sûr, Rudolf Noureev.Charles Jude, danseur Etoile de l'Opéra de Paris (faisant partie de la fameuse "génération Noureev") et aujourd'hui maître du Ballet de Bordeaux, a lui-même dansé le Roméo de Noureev, ainsi que le rôle de Tybalt (à voir notamment dans la version filmée de 1995 de l'Opéra de Paris). Cette fois, il est descendu de scène pour proposer sa propre version chorégraphiée de Roméo et Juliette. S'il respecte bien entendu les grandes lignes de la version de Noureev, il opère cependant quelques changements assez surprenants, notamment dans l'histoire : ainsi, le frère Laurent n'envoie pas de lettre à Roméo pour le prévenir du subterfuge (dans l'histoire originale, le messager est tué et c'est pourquoi Roméo pense que sa dulcinée est bel et bien morte), petit détail certes, mais quand même ; enfin détail plus choquant à mon sens, Juliette se réveille avant que Roméo ne meurre (celui-ci apparait donc bien bête lorsqu'il comprend qu'il s'est suicidé "pour rien", ce qui enlève un peu de sa grandeur au personnage). Quelques passages comme le pas de quatre Juliette/Pâris/seigneur et lady Capulet ou encore le pas de trois Juliette/Tybalt/Mercutio disparaissent, avec des procédés empruntés au cinéma, ce qui est dommage je trouve car ils ajoutaient à la dramaturgie.Mais dans son ensemble le ballet est très beau. Les décors sont simples (peut-être un peu trop?), mais le deuxième tableau, celui du bal chez les Capulet, est magnifique, tout de rouge vêtu! Le tombeau de Juliette est solennel, juste ce qu'il faut, et les colombes qui s'envolent en vidéo à la mort des deux amants passent bien. Une fois de plus je n'ai pas aimé le danseur, pour son côté un peu trop "grand dadais" à mon goût, mais bon, c'est vrai que je suis toujours déçue pour cela. En revanche, la musique de Prokoviev (que j'ai un temps détesté, surtout parce que j'ai passé du temps à massacrer consciencieusement ses partitions au piano) est toujours émouvante. Souvent les musiques de ballet passent plutôt inaperçues, à part quelques unes comme celles de Tchaikovski (le Lac des Cygnes notamment) et ne comportent que quelques moments de grâce (par exemple dans la Bayadère de L. Minkus, on oublie généralement l'ensemble de la musique, mais le solo de violon pour la variation de Nikiya est une pure merveille). Mais dans le cas du Roméo et Juliette de Prokoviev, je trouve qu'elle est vraiment superbe, malgré sa lourdeur apparente ; elle ajoute énormément à l'intensité dramatique, un peu comme quand au cinéma une scène ne serait pas la même sans la musique adéquate. Quant au thème principal, il rend tout simplement les pas de deux magiques (peu importe qui danse).
Grand Corps Malade, magie démente des mots et d'une voix d'aimant

Un petit article pour rendre hommage à celui qui se joue des mots comme un mage (mais je n'aurai pas la prétention de le slamer)
Un samedi après-midi, avril 2005, je suis tombée amoureuse d’une voix. Je m’en souviens comme si c’était hier. J’ai acheté le CD sur les conseils de la meilleure amie de ma mère, étonnée de voir que même mon père savait ce qu’était le « slam » alors que je n’en avais pas entendu parler. Sur la pochette de CD une drôle de silhouette, en jogging, appuyée sur une béquille. Aussitôt rentrée de la FNAC, les fenêtres grandes ouvertes aux airs de printemps, je suis fin prête pour déguster cet air d’un genre nouveau. Il a envahi l’appartement, par surprise. Je ne m’attendais pas à ce choc. Une voix si grave, si profonde ; des mots sensibles qui prennent à la gorge, des souvenirs émouvants contés, racontés, récités ; des énigmes verbales débitées, un marathon de mots imbriqués, entrelacés, il faut prêter l’oreille pour les démêler.
« J’écris à l’oral » : « Quelques instants après, j’ai déterré l’encrier en créant sans prier pour hurler sans crier. Sans accroc, sans vriller, dans la voix l’encre y est. Pour recevoir sans briller et donner sans trier »
Depuis 2005 et son premier album « Midi 20 », le phénomène Grand Corps Malade s’est enflammé, probablement dépassant ses propres espérances. 600 000 exemplaires vendus. Il a popularisé le slam, le sortant des cercles intimistes auxquels il était d’abord réservé. Il a libéré ces inconnus qui écrivent et taisent leurs maux en cachant leurs mots, il leur a rendu leur voix en leur montrant la voie. Ses spectacles font salle comble et l’ovation est devenue rituelle, c'est debout que l'on acclame ses ritournelles. Deux victoires de la musique et un second album, « Enfant de la Ville » plus tard, oui, Grand Corps Malade sait que « ça peut chémar ». Il s’en étonne encore : « bien sûr on y croyait, mais personne ne pensait qu’y aurait des textes de slam au bac de français […] Y’avait plein de gens qui m’écoutaient, j’ai vu des oreilles plein leurs yeux, un tas de cœurs bien intentionnés, y’avaient des jeunes et puis des vieux […] Ils m’ont offert un bout d’histoire où j’ai marché du côté chance ».
« Les voyages en train » : « Les histoires d’amour c’est comme les voyages en train, et quand je vois tous ces voyageurs parfois j’aimerais en être un ».
Lorsqu’il apparaît sur scène dans le noir et commence à chanter a capella, sa voix s’élève et fait frissonner ; la magie commence. Et elle opère pendant 2H30. Il alterne les textes a capella, les chansons douces (Les Voyages en train), tristes (J’ai pas les mots), engagées (Le blues de l’instituteur), rythmées ou encore les défis techniques comme Père et mère. Difficile de se détacher de sa grande silhouette, lui qui, en jean, baskets et tee-shirt « ça peut chémar » a des allures de grand gamin. Sa voix c’est sa présence, permanente, qui prend à la gorge quelle que soit la chanson. Elles donnent toujours envie de rire, pleurer ou danser. Poète, il se joue des mots et « avance au clair de [sa] plume », il les fait jongler avec tellement de facilité, en bon « chercheur de phases ». Merci pour ces textes qui gonflent le cœur et ces spectacles qui donnent la pêche !
« 4 saisons » : « On les témoins impuissants du temps qui trace, du temps qui veut que les enfants deviennent des grands et que les grands deviennent des vieux »
Les plus beaux ballets en dvd

Les éditions Altaya ont lancé une collection de dvd dédiés aux grands ballets du répertoire, interprétés par les danseurs étoiles de différentes compagnies internationales. Le premier numéro, Le Lac des Cygnes par le Ballet de la Scala de Milan, avec Svetlana Zhakarova. Le troisième numéro qui sort cette semaine met l'Opéra de Paris à l'honneur avec le ballet Giselle, interprétés par Nicolas Leriche et Laetitia Pujol ! Attention les yeux pour le numéro 4, l'époustouflant Don Quichotte, une certaine semaine d'avril, avec une pluie d'Etoiles : Manuel Legris et Aurélie Dupont au meilleur de leur forme, accompagnés notamment par Jean-Guillaume Bart, Marie-Agnés Gillot, et Karl Paquette ! Un DVD à voir, revoir et rerevoir !
Mathieu Ganio, comme dans un rêve

Après "Flight of Eagle spirit", le portrait du danseur Larrio Ekson, et "Regard sur une Etoile" qui retraçait le parcours d'Agnès Letestu, le nouveau film de la cinéaste Marlène Ionesco présente le danseur Etoile Mathieu Ganio et sa mère Dominique Khalfouni. A travers leurs témoignages, mais aussi de nombreux extraits de ballets et de répétitions et des interviews (Agnès Letestu, Mikhael Denard, Pierre Lacotte, etc.), "Comme un rêve" dresse le portrait de ces deux passionés, tout en insistant sur le lien si fort qui les unit. La mère et le fils partagent la même passion pour la danse et le même dévouement pour leur art, ainsi qu'une complicité aussi émouvante qu'évidente.
Pour retrouver une interview des deux Etoiles : http://www.forum-dansomanie.net/pagesdanso/comme_un_reve_principal.html
Pour retrouver une interview des deux Etoiles : http://www.forum-dansomanie.net/pagesdanso/comme_un_reve_principal.html
Loin de la terre brûlée

Une femme qui meurt avec son amant dans une explosion au Nouveau-Mexique ; 15 ans plus tard aux Etats-Unis, une jeune femme un peu perdue est suivie par un homme mystérieux. Plusieurs histoires s'entrecroisent dans le nouveau film du mexicain Guillermo Arriaga, notamment scénariste de 21 grammes (Sean Penn, Naomi Watts, Benicio Del Toro) et de Babel (Cate Blanchett, Brad Pitt). Beau film, bien qu'un peu lent par moment.
Avec Charlize Theron, Kim Basinger, Joaquim de Almeida.
Avec Charlize Theron, Kim Basinger, Joaquim de Almeida.
Harvey Milk, l'oscar de Sean Penn

"My name is Harvey Milk and I'm here to recruit you!". C'est par ces mots qu'Harvey Milk commençait ses discours, que ce soit pour toucher de nouveaux électeurs ou pour organiser une manifestation dans les rues de San Francisco. Le film de Gus Van Sant retrace donc la vie de Harvey Milk, qui fut le premier homme politique ouvertement homosexuel à être élu à des fonctions officielles, dans les années 70 à San Francisco (Californie). L'histoire est contée par le personnage principal lui-même, qui enregistre sur cassettes audio ses "mémoires", au cas où il viendrait à se faire assassiner. De sa petite boutique de photo du quartier du Castro, il entre en politique pour revendiquer pour les homosexuels les mêmes droits que les autres, une cause qu'il ne cessera jamais de soutenir ("If a bullet should enter my brain, let that bullet destroy every closet door" H. Milk). Après plusieurs campagnes et une mobilisation toujours plus grande qui le soutient, il est finalement élu conseiller municipal de San Francisco. Il est assassiné le 27 novembre 1978 avec le maire George Moscone, par l'ancien conseiller municipal Dan White.
Le film met en scène, outre le personnage de Milk, la situation de la communauté homosexuelle dans les années 70, mêlant fiction et images d'archives (et images d'archives fabriquées). Il ne dure pourtant que 2 heures, mais les campagnes à répétition finissent un peu par lasser. Il est intéressant de voir par contre comment la tension monte jusqu'à l'assassinat de Milk, puisque l'on connait la fin du film dés le début (et avant même d'aller voir le film en fait), d'autant plus que le personnage est vraiment attachant. Enfin, Sean Penn a vraiment mérité l'oscar pour cette formidable prestation, jusqque dans sa voix et ses gestes. C'est d'ailleurs la deuxième fois qu'il remporte la petite statuette, puisqu'il avait reçu l'oscar du meilleur acteur pour le film Mystic River en 2003.
Palmarès des principales récompenses du cinéma 2009
Palmarès des Oscars 2009 :
Meilleur film : Slumdog Millionaire
Meilleur acteur : Sean Penn, Harvey Milk
Meilleure actrice : Kate Winslet, Le liseur
Meilleur acteur dans un second rôle : Heath Ledger, Batman, le chevalier noir
Meilleure actrice dans un second rôle : Penélope Cruz, Vicky Cristina Barcelona
Meilleur réalisateur : Danny Boyle, Slumdog Millionaire
Meilleur scénario original : Harvey Milk
Meilleure adaptation : Slumdog Millionaire
Meilleur film en langue étrangère : Departures (Japon)
Meilleur film d'animation : WALL-E
Palmarès des Césars 2009 :
Meilleur film : Séraphine
Meilleur acteur : Vincent Cassel, Mesrine 1 et 2
Meilleure actrice : Yolande Moreau, Séraphine
Meilleur réalisateur : Jean-François Richet, Mesrine 1 et 2
Meilleur acteur dans un second rôle : Jean-Paul Roussillon, Un conte de Noel
Meilleure actrice dans un second rôle : Elsa Zylberstein, Il y a longtemps que je t'aime
Meilleur film étranger : Valse avec Bachir, d'Ari Folman
Meilleur espoir masculin : Marc-André Girondin, Le premier jour du reste de ta vie
Meilleur espoir féminin : Deborah François, Le premier jour du reste de ta vie
Meilleur film : Slumdog Millionaire
Meilleur acteur : Sean Penn, Harvey Milk
Meilleure actrice : Kate Winslet, Le liseur
Meilleur acteur dans un second rôle : Heath Ledger, Batman, le chevalier noir
Meilleure actrice dans un second rôle : Penélope Cruz, Vicky Cristina Barcelona
Meilleur réalisateur : Danny Boyle, Slumdog Millionaire
Meilleur scénario original : Harvey Milk
Meilleure adaptation : Slumdog Millionaire
Meilleur film en langue étrangère : Departures (Japon)
Meilleur film d'animation : WALL-E
Palmarès des Césars 2009 :
Meilleur film : Séraphine
Meilleur acteur : Vincent Cassel, Mesrine 1 et 2
Meilleure actrice : Yolande Moreau, Séraphine
Meilleur réalisateur : Jean-François Richet, Mesrine 1 et 2
Meilleur acteur dans un second rôle : Jean-Paul Roussillon, Un conte de Noel
Meilleure actrice dans un second rôle : Elsa Zylberstein, Il y a longtemps que je t'aime
Meilleur film étranger : Valse avec Bachir, d'Ari Folman
Meilleur espoir masculin : Marc-André Girondin, Le premier jour du reste de ta vie
Meilleur espoir féminin : Deborah François, Le premier jour du reste de ta vie
Attention à La Vague

Après avoir vu la bande-annonce de La Vague je m'étais dit "oui, pourquoi pas, ça peut être intéressant". Et confirmation hier soir, le film est intéressant et très instructif. Il montre la vitesse à laquelle une dictature peut naître, tout simplement parce qu'on serait prêt à tout pour s'intégrer et ne pas être exclu, ou parce qu'on aime le pouvoir, etc. La Vague, film de Dennis Gansel, raconte une expérience dans un lycée d'Allemagne. Le prof, M. Wenger, essayer d'intéresser ses élèves à l'autocratie car, selon eux : "on ne pourra jamais revoir de dictature en Allemagne, on nous a trop mis en garde". Vraiment ? Et en l'espace d'une semaine, la classe, hétéroclite au départ, se transforme en un groupe cohérent, en chemise blanche, qui se lève pour faire le salut de La vague. En quelques jours, ce qui n'était qu'un projet pédagogique va vite dégénérer. L'expérience a vraiment eu lieu, aux Etats-Unis en 1967, à l'initiative Ron Jones, qui a ensuite écrit un essai sur le sujet, adapté en roman par Todd Strasser, qui sert de base à ce film. Il a eu une grande résonnance (intégration au programme scolaire par exemple) dans un pays où le débat est récurrent entre devoir de mémoire et culpabilité trop lourde à gérer pour la jeune génération. Le film est interdit en France aux moins de 18 ans. Certes parfois violent, cela se justifie peut-être plus au niveau psychologique. En tout cas, il est à conseiller à titre éducatif à toutes les générations, surtout les jeunes.
The curious case of Benjamin Button

With Brad Pitt, Cate Blanchett, Tilda Swinton. Directed by David Fincher.
The movie is adapted from a short story by F.S. Fitzgerald. "The curious case of Benjamin Button", or the story of a man who lived his life backward. Benjamin Button was born in 1918, "the day the Great War ended, a good day to be born", except that he was a 80 years-old baby. From his birth to his death, he just kept growing younger. But how to fit in the world when you're the only one getting younger, while everyone else is getting older ? How to deal with this bizarre truth and accept to let go, watching your loved ones leave, the way it's supposed to be ?
It's a beautiful movie, really sensitive and touching. The transitions from one age to another are really smooth, natural, just like it would be if the character was getting older. It amazes me to see the transformations technology made possible. It's not just make-up or just special effects, it's more like a mix of both that makes him credible at all stages. Brad Pitt played for the most part of the movie, and when it was not possible (for the childhood as an old man or also for the teenager for example), it's still his face which was superimposed on the body of his doubles. The storytelling reminds of Forrest Gump (experience of life, the learning journey, the way back home, etc.), Eric Roth being the sciptwriter for both movies. Just one critic maybe, it's probably too long, eventhough it's really fascinating from the beginning to the end (still, it last 2hours and 44 minutes). Benjamin Button will probably receive more than one award on Sunday 22nd : it got 13 nominations, including the ones for the best movie, best actor and best director oscars.
Les Noces rebelles / Revolutionary road

Prenez Kate Winslet et Leonardo DiCaprio, dix ans après vous savez quel film mythique qui les réunissait à l'écran dans l'eau glacée de l'Atlantique. Placez-les dans une banlieue américaine des années 50, en petit couple modèle à qui tout semble réussir, une maison, deux enfants, le mari qui travaille (ne manque que le chien) ; l'image du bonheur pour tous. Pas pour eux, puisque Franck et April Wheeler s'ennuient, ils rêvent d'aventure et de retrouver ceux qu'ils étaient avant de se faire rattrapper par la vie et de se sentir pris au piège. April est prête à tout pour échapper à cette routine qui la tue à petit feu, tandis que Franck tente de sauver ce qui reste.Voilà Les Noces Rebelles, de Sam Mendes. Les deux acteurs ont mûri, ils sont crédibles et rendent l'histoire intéressante malgré la banalité apparente. Vision pessimiste d'un couple pour qui, comme beaucoup, l'herebe sera toujours plus verte ailleurs. Je reste cependant sur une note plus optimiste, à l'image de Franck peut-être, en voulant croire qu'on peut construire son bonheur si l'on s'en donne les moyens.D'après le roman de Richard Yates, Fenêtre panoramique.
Danse Light : la fin ?
Le magazine sur la danse (danse classique et concours de danses de salon) Danse Light s'arrête, parait-il. Plus de jolie couverture glacée, plus de posters et de fiches sur les grands danseurs, plus de critiques sur les ballets de l'Opéra de Paris,... Restent encore Danser (Télérama) et Ballet 2000.
Scoop : Manuel Legris, futur directeur de la danse au Staatsoper
Et voilà, c'est officiel ! Après l'annonce de ses adieux le 16 mai dans Onéguine, voilà ce qui est annoncé sur son site : "à partir de septembre 2010, Manuel Legris assumera officiellement la fonction de directeur du ballet de l'Opéra de Vienne. Il assumera la direction du Staatsoper et du Volksoper ainsi que la direction de l'école de danse". Voilà, c'est dit ! Vienne a beaucoup de chance !
Ados : d'un monde à l'autre

A ma gauche LOL (Laughing out loud) de Lisa Asuelos, ou La Boum 30 ans après. Sophie Marceau a grandi, c'est elle qui joue l'adulte et observe d'un oeil inquiétant son ado de fille qui a grandi trop vite à son goût. Plus vraiment les mêmes préoccupations, on voit le décalage de générations. Belle galerie de portraits des adolescents (entre Lola et ses copines ou encore le cliché du musicien et l'intello de base), du langage plus vrai que nature au dress code, la mèche de côté et la cigarette à la bouche. Un film à voir en famille ou juste entre mères et filles. (BO très sympa).
Changement total de direction. A ma droite Slumdog Millionnaire de Danny Boyle, ou les tribulations de Jamal Malik, un jeune indien venu des bidonvilles de Bombay qui gagne à la version indienne de Qui veut gagner des millions? Il raconte chaque épisode de sa vie qui lui a permis de répondre aux questions, du bidonville de son enfance à la hotline téléphonique pour laquelle il travaille, sur fond de haine hindou/musulmane et de trafics d'enfants. Un très beau film avec un personnage attachant.

Twilight, à dévorer à volonté




Et maintenant, MA révélation de l'année 2009 : la "quadrilogie" Twilight !!!!J'ai donc découvert grâce à Pénélope la saga de Stephenie Meyer et suis complètement ensorcelée. Twilight (Fascination), New Moon (Tentation), Eclipse (Hésitation) et Breaking Dawn (Révélation), les 4 tomes agissent comme une véritable drogue, ou comme la fascination qu'exerce Edaward sur Bella. Impossible de s'en détacher et dur de résister à l'envie de regarder les dernières pages pour savoir si oui ou non ils resteront ensemble et si Bella deviendra à son tour un vampire ! Quel suspense !Cela faisait vraiment longtemps que je n'avais pas ressenti cela pour un livre, probablement pas à Harry Potter. Bien sûr la presse parle d'elle comme la nouvelle JK Rowling ; attention cela n'a rien à voir, Harry Potter restera en effet le phénomène de ma génération, qui a grandi avec Harry, un tome chaque année ! Mais il faut avouer que Twilight est véritablement ensorcelant. Cela fait du bien de se plonger dans cet univers et de penser à autre chose. Ok, Twilight c'est pour les ados, mais j'adore, j'avoue et j'assume !Twilight donc c'est LE phénomène éditorial du moment (les piles chez Mollat fondent comme neige au soleil). Le film est d'ailleurs très bien lui aussi car il rend vraiment l'intensité de la relation entre Bella et Edward et la tension toujours latente dans le live.
A écouter aussi, la BO du film, assez hétéroclite, qui va de Linkin Park et Paramore au Clair de Lune de Debussy, et deux chansons de Robert Pattinson.
Les Enfants du Paradis
La danse fait son cinéma
Le danseur Etoile José Martinez adapte pour le Ballet de l’Opéra de Paris le film Les Enfants du Paradis de Marcel Carné et Jacques Prévert. Avec 70 danseurs et 300 costumes, il a vu les choses en grand et signe une œuvre originale, poétique et émouvante.
Avant même de pénétrer dans la grande salle du Palais Garnier, le ton de la soirée est donné : dans le grand escalier de marbre, jongleurs et pierrots, tambour battant, invitent les spectateurs à entrer. C’est la première surprise de la soirée. A la manière du comédien du prologue qui réveille les souvenirs d’un ancien studio de cinéma, José Martinez plonge le Palais Garnier dans les vestiges d’un Paris révolu, le transformant en Boulevard du Crime des années 1830. Cette ville bouillonnante, comme elle l’était avant la modernisation d’Haussmann, est décrite dans le célèbre film de Marcel Carné et Jacques Prévert. Adapter un film en ballet n’est pas chose aisée, le cinéma et la danse possédant tous deux leurs propres codes. Pourtant le pari est réussi.
Il l’est tout d’abord grâce aux décors d’Ezio Toffolutti qui, avec façades, coulisses et tréteaux, montre le théâtre et son envers. Par respect pour le noir et blanc du film, la réalité est grise, tandis que les coulisses du théâtre sont hautes en couleurs. La première scène, boulevard du Temple, est effervescente et une foule bigarrée se presse devant le Théâtre des Funambules ; les personnages se détachent : la belle Garance dans sa robe rouge, le mime Baptiste en pierrot, l’acteur Frédérick Lemaître, le brigand Lacenaire en dandy. Des scènes de foule il y en a d’autres, comme celle du bal chez le comte de Montray. Elles permettent à José Martinez d’exprimer son talent tant pour les chorégraphies de groupe que pour les pas de deux. Si les décors ont trouvé leur maître italien, l’Etoile Agnès Letestu a trouvé une seconde vocation en créant les 300 costumes, tous plus beaux les uns que les autres.
La force du ballet vient aussi des scènes de théâtre qui y sont représentées, comme la pantomime de l’Amoureux de la lune au premier acte. José Martinez a d’ailleurs poussé l’astuce jusqu’à envahir le grand escalier du Palais Garnier à cet effet. C’est la deuxième surprise de la soirée. Juste avant de sortir de la salle pour l’entracte, les spectateurs sont conviés – par des tracts lancés du célèbre plafond de Chagall – à la grande première de Frédérick Lemaître dans Othello. Accompagnée d’un violon, Desdémone fait traîner sa robe de velours rouge sur le marbre beige, avant d’être tuée par Othello dans un pas-de-deux émouvant. A peine le temps pour les spectateurs de se remettre de leurs émotions dans le Foyer que déjà des funambules aux masques blancs battent le rappel. Et une fois revenus dans la salle, une dernière surprise les y attend, puisque se tient sur scène une répétition de Robert Macaire, dansé au tout début du deuxième acte. José Martinez a su avec brio et originalité utiliser tout l’espace du Palais Garnier, ce qui est rarement le cas.
Pour cette représentation du mercredi 5 novembre, Ludmila Pagliero, Sujet, dansait la belle Garance et Sébastien Bertaud, Coryphée, campait Lacenaire. Frédérick Lemaître était interprété par le jeune sujet Julien Meyzindi, particulièrement brillant. Quant à Mathieu Ganio, danseur Etoile de 24 ans, le rôle de Baptiste, amoureux et rêveur à souhait, lui va à merveille. Cet « enfant du Paradis » ne peut qu’émouvoir, tout comme ce ballet magnifique, qui prouve le talent de chorégraphe de José Martinez, plaçant la barre très haut pour ses prochaines créations.
4 tendances
De retour du Grand Théâtre pour une soirée "Quatre Tendances" ! Au programme :- "Valse" de Thierry Malandain : un peu déçue au départ, surtout avec le concept "pas de costume" (mais un public finalement...), mais très vite le ballet se transforme petit à petit en une quasi scène de bal comme promis par le titre.- "Click. Pause. Silence" de Jiri Kylian : superbe si on aime le très moderne. Il s'agit d'une pièce pour 3 hommes et une femme. Il décompose les corps et les mouvements comme personne, fige parfois le temps, avec quelques notes de piano parsemées. Les corps parfaits se font élastiques, automates, chauve-souris. Puis vient un intermède plus rythmé au son de percussions qui ravive l'attention. Et quand il croit l'avoir endormi, Kylian réveille son public à coup de projo-strombo. En guise de décor, un miroir et une télé tournants, reflétant à la fois la scène qui se joue et celle qui se répète. Pas de silhouette Manuelesque à l'horizon, mais un Roman Milhalev que l'on a plaisir à retrouver.- "Les indomptés" de Claude Brumachon : comme toujours dans ces chorégraphies contemporaines, c'est le pas de deux masculins qui m'a le plus ému, sur une superbe musique piano-voix (une idée pour les Jeunes Danseurs car je me souviens encore du pas de deux sur le thème d'Abel et Cain)- "In the middle somewhat elevated" de William Forsythe : déjà j'aime beaucoup le titre ; cette pièce met vraiment en valeur les danseuses et défie souvent les lois de l'anatomie et des articulations (le mythique penché à 6H est complètement dépassé !) avec des belles attitudes, développés, battements, etc. (Vanessa Feuillate notamment). Une très btrès grande pièce, mais on est quand même content quand la "musique" s'arrête !Une belle soirée donc, et après avoir renoué avec une nouvelle saison de danse, il me tarde de trouver mon strapontin rouge mercredi soir pour admirer un certain Pierrot très spécial !
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